GENÈSE
À l'origine il y a le Vintage "Deadstock"
C'est précisément là que Joël Lesca a excellé au départ de sa carrière en 1964.

Il ne s'agit pas de lunettes portées, mais de stocks d'usines ou d'ateliers français (notamment du Jura) oubliés, datant des années 1950 à 1970.
Ces pièces possèdent une valeur inestimable car l'acétate a vieilli (il s'est stabilisé, offrant une brillance et une dureté impossibles à reproduire aujourd'hui) et les techniques d'assemblage (comme le rivetage brut) appartiennent au passé.
Cette démarche a littéralement éduqué le marché mondial — et particulièrement le marché japonais — à considérer la lunette non pas comme un produit de consommation jetable, mais comme une pièce de collection et un accessoire de style permanent.
À la fin des années 70, dans le quartier Secrétan au cœur du 19ᵉ arrondissement de Paris, Joël LESCA pousse la porte d'un atelier de fabrication de lunettes. Collectionneur dans l'âme, il en fait l'acquisition avec tout son stock, et avec lui, un savoir-faire qui ne demande qu'à renaître. Ce n'est pas seulement un atelier qu'il achète ce jour-là, c'est une vocation.
En créant ses premières collections à PARIS Joël traverse les années 60 et 70 en témoin d'une époque qui se réinvente : le design ose, la mode s'affranchit, l'architecture dessine un monde nouveau. C'est aussi le moment où la lunetterie bascule dans l'ère industrielle. Mais là où d'autres produisent en série, Joël prend le parti inverse : celui du geste juste, de la matière travaillée à la main et de la pièce rare.
Soixante ans plus tard, la flamme brûle toujours. Mathieu a grandi au milieu des lunettes, entre les établis et les créations de son père. La passion, chez les LESCA, ne se transmet pas par les mots : elle s'attrape au fil des heures passées à observer et à comprendre. Aujourd'hui, il veille sur l'âme de la maison comme on protège un héritage précieux, fidèle à l'esprit du fondateur, résolument tourné vers son temps.














